Sommaire
En bref
- Selon le rapport d'activité 2025 de Cybermalveillance.gouv.fr, les cinq menaces qui motivent le plus de demandes d'assistance des entreprises et associations sont : piratage de compte (21 %), hameçonnage (16 %), fraude au virement (13,5 %), rançongiciel (8,1 %) et violation de données (6,6 %).
- Ces menaces s'enchaînent souvent : un hameçonnage réussi mène à un compte piraté, qui sert ensuite à une fraude ou à une fuite.
- La double authentification, la vérification des demandes de virement par un contre-appel, les mises à jour et une sauvegarde testée couvrent une grande partie du risque.
- En cas d'attaque, les consignes officielles sont sur cybermalveillance.gouv.fr (service 17Cyber).
Les petites entreprises ne sont pas épargnées parce qu'elles sont petites. Les attaquants automatisent leurs campagnes et visent large : une messagerie mal protégée ou un comptable pressé suffisent. Pour savoir où porter l'effort, le plus utile est de regarder ce qui arrive réellement aux entreprises. Cybermalveillance.gouv.fr, le dispositif national d'assistance aux victimes, publie chaque année le classement des menaces pour lesquelles les professionnels demandent de l'aide.
Le classement 2025 des menaces pour les entreprises
- Piratage de compte : 21 %
- Hameçonnage : 16 %
- Fraude au virement : 13,5 %
- Rançongiciel : 8,1 %
- Violation de données : 6,6 %
Source : Cybermalveillance.gouv.fr, rapport d'activité 2025, publié le 26 mars 2026. Ces pourcentages mesurent les demandes d'assistance reçues, pas l'ensemble des attaques subies.
1. Le piratage de compte

Ce qui se passe : un attaquant obtient l'identifiant et le mot de passe d'une messagerie, d'un compte Microsoft 365, d'un logiciel en ligne. Le mot de passe a été volé par hameçonnage, réutilisé sur un autre site qui a fuité, ou deviné.
Les signes : des e-mails envoyés à votre insu, des règles de transfert que vous n'avez pas créées, des alertes de connexion depuis un pays inconnu.
Les réflexes : activer la double authentification sur la messagerie et les comptes administrateurs en priorité ; un mot de passe unique par service, rangé dans un gestionnaire de mots de passe ; en cas de doute, changer le mot de passe, déconnecter toutes les sessions et vérifier les règles de transfert.
2. L'hameçonnage

Ce qui se passe : un message imite un fournisseur, une banque, un collègue ou un service en ligne pour faire cliquer sur un lien, ouvrir une pièce jointe ou saisir un mot de passe. Les messages sont de plus en plus soignés et peuvent reprendre le ton de vos interlocuteurs habituels.
Les signes : une urgence inhabituelle, une adresse d'expéditeur légèrement différente, une page de connexion qui ressemble à la vraie mais dont l'adresse diffère.
Les réflexes : ne pas se connecter depuis un lien reçu par e-mail ; signaler le message à la personne chargée de l'informatique ; organiser des rappels courts et réguliers avec les équipes.
3. La fraude au virement
Ce qui se passe : un faux fournisseur annonce un changement de coordonnées bancaires, ou un faux dirigeant demande un virement urgent et confidentiel. La fraude s'appuie souvent sur une messagerie piratée, ce qui rend le message crédible.
Les signes : nouveau RIB envoyé par e-mail, demande pressante, consigne de ne pas en parler.
Les réflexes : toute modification de coordonnées bancaires se vérifie par un appel à un numéro déjà connu, jamais à celui indiqué dans le message ; double validation pour les virements au-delà d'un seuil que vous fixez.
4. Le rançongiciel

Ce qui se passe : un logiciel malveillant chiffre les fichiers et parfois les sauvegardes accessibles, puis une rançon est demandée. Les données peuvent aussi avoir été copiées avant le chiffrement, avec une menace de publication.
Les signes : fichiers qui ne s'ouvrent plus, extensions modifiées, message de rançon.
Les réflexes : appliquer les mises à jour ; protéger les postes avec un outil qui analyse les comportements suspects ; garder une copie de sauvegarde isolée du réseau et tester la restauration. Si cela arrive : débrancher le poste du réseau sans l'éteindre et suivre les consignes de cybermalveillance.gouv.fr.
5. La violation de données
Ce qui se passe : des données personnelles ou confidentielles sont exposées ou copiées : fichier clients partagé par un lien public, ordinateur portable perdu sans chiffrement, compte piraté, prestataire compromis.
Les réflexes : limiter les droits d'accès à ce dont chacun a besoin ; chiffrer les ordinateurs portables ; vérifier les partages de fichiers ouverts. Si la violation présente un risque pour les personnes, le responsable du traitement notifie la CNIL dans les meilleurs délais et, si possible, dans les 72 heures après en avoir pris connaissance ; toute violation est documentée.
Ce qui protège contre les cinq
Quatre mesures reviennent dans presque chaque fiche :
- La double authentification sur la messagerie, Microsoft 365 et les accès à distance.
- Les mises à jour du système, des navigateurs et des logiciels, appliquées sans attendre.
- La protection des postes par un outil de détection (EDR) qui analyse les comportements suspects et peut bloquer ou isoler un poste selon sa configuration. Il complète les autres mesures, il ne les remplace pas.
- La sauvegarde isolée et testée, qui prépare la reprise des données.
Notre page cybersécurité des PME détaille ce que TRINEXTA met en place sur les postes (EDR, supervision, mises à jour), et notre page cloud et sauvegarde traite de la reprise des données.
En cas d'attaque
Rendez-vous sur cybermalveillance.gouv.fr : le service 17Cyber oriente les victimes et donne les premiers gestes selon la situation. Prévenez votre prestataire informatique. Conservez les preuves (messages, captures, journaux) avant de nettoyer quoi que ce soit.
Questions fréquentes
Quelle est la cybermenace la plus fréquente pour une PME ?
D'après le rapport d'activité 2025 de Cybermalveillance.gouv.fr, le piratage de compte arrive en tête des demandes d'assistance des entreprises et associations (21 %), devant l'hameçonnage (16 %) et la fraude au virement (13,5 %).
Un antivirus suffit-il à protéger une PME ?
Non. Un antivirus ou un EDR protège les postes, mais ne bloque ni la fraude au virement ni l'utilisation d'un mot de passe volé. Il faut l'associer à la double authentification, aux mises à jour, à une sauvegarde testée et à des règles simples de vérification.
Que faire en cas de rançongiciel ?
Isoler le poste du réseau sans l'éteindre, prévenir votre prestataire informatique, ne pas payer dans la précipitation et suivre les consignes de cybermalveillance.gouv.fr. Si des données personnelles sont touchées, évaluer l'obligation de notifier la CNIL dans les 72 heures.
Sources
- Cybermalveillance.gouv.fr, Rapport d'activité 2025, publié le 26 mars 2026 (cybermalveillance.gouv.fr), consulté le 23/10/2026 : top 5 des menaces des entreprises et associations (21 %, 16 %, 13,5 %, 8,1 %, 6,6 %).
- Cybermalveillance.gouv.fr, service d'assistance 17Cyber (cybermalveillance.gouv.fr).
- CNIL, Violations de données personnelles : les règles à suivre (cnil.fr) : délai maximal de 72 heures en cas de risque.
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